Rechercher dans ce blog

mardi 8 janvier 2013

Les contrats de génération n’endigueront pas la hausse du chômage

Avec 30 000 chômeurs supplémentaires en novembre (+0,9% d’augmentation), les Français ont de quoi être inquiets de la situation économique de notre pays.

Je déplore que dans le contexte actuel, aucune solution crédible ne soit mise en place par le gouvernement afin de faire face à ce chômage et de créer de l’emploi. François Hollande, après avoir fait la promotion de ses « emplois d’avenir » pourtant jugés « inefficaces » par le ministre du Travail lui-même (Michel Sapin), veut faire croire à la jeunesse que les contrats de génération vont pouvoir l’aider à surmonter la crise.

Ce projet de contrat de génération constitue une faute à la fois politique et économique. La création du contrat de génération coutera à l’État près de 6 milliards d’euros sur l’ensemble du quinquennat, alors que les finances de notre pays sont dans une situation périlleuse. Martine Aubry, lors de la primaire socialiste, l’a reconnu elle-même « le contrat de génération coûte cher. Je le sais, je l’ai essayé ».
Pour faire face à ce coût exorbitant, le gouvernement a mis au point une parade ahurissante. 20 milliards d’euros de crédit d’impôts compétitivité emploi avaient été alloués aux entreprises par le gouvernement, financés par des hausses de la TVA et des économies de dépenses (sans pour autant qu’elles aient été mises en oeuvre). Alors que cette enveloppe est plus que jamais nécessaire pour améliorer la marge des entreprises et créer de l’emploi, Michel Sapin a annoncé que le financement du contrat de génération sera pris sur le crédit d’impôts.
En résumé, l’État prend dans une poche aux entreprises pour leur rendre dans l’autre poche, sous forme de contrats qui ne correspondent pas à leurs besoins et leur imposent des conditions d’embauche contraignantes.
Le contrat de génération, c’est encore une machine a gaz. En créant ce nouveau contrat, la gauche créer davantage de chômage. « C’est des dizaines de chômeurs en plus » avait averti Aubry. Cela rigidifie le marché du travail, en faisant l’hypothèse éronnée que les emplois des seniors et des jeunes sont substituables. D’ailleurs, les directeurs des ressources humaines ne croient pas en ce dispositif et plus de 60% jugent qu’il ne favorisera pas l’emploi des jeunes.
La meilleure insertion pour les jeunes sur le marché du travail se fait par la formation (d’où l’importance de sanctionner l’absentéisme scolaire) et l’alternance, qui avait été promue par Nicolas Sarkozy durant son quinquennat.
Alors que François Hollande avait promis d’être le candidat de la jeunesse, les promesses à son égard s’étiolent une fois confrontées à la réalité du pouvoir et de la crise que l’actuel Président niait pourtant il y a 7 mois. Il est plus que nécessaire que François Hollande revoie son projet concernant les contrats génération et plus généralement l’ensemble de sa politique de la jeunesse, sous peine de lui porter encore une fois encore un coup qui hypothèque un peu plus son avenir.


Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire