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vendredi 18 janvier 2013

1 000 chômeurs par jour depuis son élection : la faute de François Hollande

Je remarque que lors de ses voeux à la presse François Hollande s'est arcbouté sur la réalisation de ses promesses sociétales...une façon d'admettre son incapacité d'agir sur ce qui intéresse réellement les Français : l'emploi !

Ainsi le président François Hollande a persisté et signé ce mercredi à propos de "ses" trois réformes qui selon lui marqueront la première année de son mandat: le mariage homosexuel, le cumul des mandat et une vaste révision constitutionnelle.

Quid du pouvoir d'achat qui dérape, des retraites qui sont en danger, du financement des universités qui est à la baisse ou encore des 1000 chômeurs supplémentaires par jour depuis que François Hollande est président ?

Rien, absolument rien...une gestion au fil de l'eau avec juste au passage la stigmatisation des "riches", vieille rengaine de lutte des classes qui ne convainc pas les Français après 8 mois de gouvernement socialiste...


François Hollande a beau affirmer que l’emploi est sa priorité, la réalité est que, depuis son élection, le nombre de demandeurs d’emploi a augmenté de 240 000 personnes, soit plus de 1000 chômeurs supplémentaires par jour. Il y a plus de 3 132 600 demandeurs d’emploi en France, on approche du triste record de 1997 (3 205 000). Sans réforme courageuse, en 2013, la France dépassera les 11% de chômeurs.  

1°) L’Assurance chômage vient malheureusement de le confirmer :
l’objectif que s’est fixé François Hollande d’inverser la courbe du chômage en 2013 ne sera pas atteint. Sans croissance il ne peut pas y avoir de baisse durable du chômage. Et sans réforme structurelle ni baisse des dépenses publiques inutiles, il n’y aura pas de croissance.
C’est le problème de François Hollande : en refusant toute réforme courageuse, il prive la France de croissance et ne peut donc pas réduire le chômage. 
On sait qu’en France, selon les calculs de l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), le chômage augmente ou diminue selon que la croissance est supérieure ou inférieure à 1,5%. Or, pour 2013,  le gouvernement table sur une croissance de 0,8% et les prévisions internationales plus crédibles nous situent autour  de 0,3%, loin de ces 1,5%.
On voit mal comment la croissance pourrait être plus forte que prévue car tous les moteurs de l’économie sont à l’arrêt : l’investissement des entreprises recule (-0,6% entre juillet et septembre 2012), le pouvoir d’achat des ménages diminue (-0,2% sur la même période), les défaillances d'entreprises ont augmenté de +4,8% en octobre et de +1,5% sur l’année. 
Sans réforme d’ampleur, il faudra malheureusement s’attendre à une forte augmentation du chômage en 2013. Les quelques mesures prises par le gouvernement (emplois d’avenir, contrats de génération) devraient permettre de limiter l’augmentation à 180 000, comme le prévoit l’Unedic. Mais cela au prix d’une aggravation du chômage sur le long terme car  ces contrats aidés sont financés par la dette et des impôts supplémentaires, c’est-à-dire par de nouvelles entraves à la croissance.    
Mais, même si François Hollande parvenait à faire artificiellement baisser le chômage le dernier jour du dernier mois de l’année, cela n’effacera pas cette réalité dramatique : si la prévision de l’Unedic est malheureusement exacte, à la fin de l’année 2013, 420 000 personnes auront perdu leur emploi depuis l’élection de François Hollande  et le taux de chômage dépassera les 11%.   

2°) Les mesures proposées par François Hollande pour lutter contre le chômage sont inefficaces et sous-dimensionnées par rapport aux enjeux :
Le crédit d’impôt pour les entreprises (20 milliards) efface à peine les hausses d’impôts qu’elles ont subies depuis 8 mois  (15 milliards). Il est  trop compliqué pour les PME  et  mal calibré puisque seulement 20% ira à l’industrie alors que c’est le secteur qui en a le plus besoin. 
Il ne contribuera donc pas à renforcer réellement notre compétitivité. 
La banque publique d’investissement (BPI) est une opération cosmétique puisqu’elle regroupe ce qui existe déjà (OSEO, le FSI et la branche « entreprises » de la  Caisse des Dépôts) et elle prend le risque de bureaucratiser encore plus le financement public des entreprises, en créant un mastodonte technocratique inopérant. 

Le contrat de génération est un concept séduisant sur le papier (des baisses de cotisations en échange du maintien en emploi d’un jeune et d’un senior) mais ce ne sont que des allègements de charges comme on en fait déjà pour près de 30 milliards. Martine Aubry avait d’ailleurs dit  que ça ne marchait pas et que ça coûtait cher (1 milliard par an). 
Les emplois « d’avenir » sont des emplois publics, en CDD, dont le seul horizon est la précarité.
Leur financement n’est pas bouclé (il manque 250 millions), ils sont peu « qualifiants », et ne déboucheront pas sur des emplois pérennes puisqu’ils sont limités au secteur public (associations, collectivités…).  

L'accord sur l’emploi entre les partenaires sociaux, qui ne doit rien à François Hollande, apporte quelques conclusions utiles sur la mobilité des salariés, la portabilité des droits sociaux, l’allègement des procédures de licenciement, ou l’adaptation du travail à l’évolution de la conjoncture, mais il n’est pas à la hauteur du défi car il ne bouleverse pas en profondeur le marché du travail, en faisant notamment l’impasse sur les questions du coût, du temps et du contrat de travail… 

3°) L’UMP affirme qu’une autre politique au service de l’emploi est possible
Comme Lionel Jospin en son temps, François Hollande n’a pas compris le problème du chômage. Il préfère traiter socialement ses conséquences plutôt que de s’attaquer à ses causes structurelles.
L’UMP veut au contraire une France dynamique, qui attire les talents et les investissements, une France de l’innovation, une France confiante et conquérante.
Il n’y a qu’une seule solution : la compétitivité  au service de l’emploi.

Il y a des réformes évidentes que nous proposons et que François Hollande refuse : baisser la dépense publique, diminuer le nombre de fonctionnaires, poursuivre la réforme des retraites, alléger le coût du travail ou encore simplifier l’environnement fiscal et réglementaire des entreprises. 

Il faut aussi conduire une vigoureuse politique de l’offre en utilisant tous les leviers : augmenter le temps de travail, assouplir le code du travail,  développer l’apprentissage, l’alternance et la formation continue, améliorer le suivi des demandeurs d’emploi, orienter l’épargne des Français vers les PME, renforcer le secteur de la recherche-développement, rendre nos territoires plus attractifs en responsabilisant les élus locaux, défendre les intérêts économiques européens dans le commerce mondial. 

Alors quand on a pas d'idées, il faut de l'idéologie et en l'espèce la gauche n'en manque pas !


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