Alors que d'ici fin mars, les communes vont devoir se prononcer sur une réforme des rythmes scolaires.
Je regrette que les élus locaux n'aient été ni informés ni consultés.
Ce projet a été mal préparé et ses contours sont encore trop flous, son impact financier n'a absolument pas été évalué et a été sévèrement rétorqué par toutes les instances de concertation (comité technique ministériel, conseil supérieur de l'éducation).
Comme beaucoup d’entre vous, je m’inquiète de la faisabilité du projet en l'état, alors que nous sommes déjà pris à la gorge par la baisse annoncée des dotations de l'Etat, on peut s’interroger :
* Que se passera-t-il lorsque l'aide exceptionnelle promise pour 2013 disparaîtra ?
* Sous quelle responsabilité seront placés les enfants entre 15h30 et 16h30 ?
* Aura-t-on partout en ville comme en milieu rural, les moyens de recruter des personnels qualifiés pour les activités culturelles ou sportives annoncées ?
Le Gouvernement risque ainsi de creuser des inégalités entre les territoires au détriment du bien-être et de l'intérêt de l'enfant et un passage en force contre-productif.
Je regrette la méthode employée sur un sujet aussi fondamental.
A la précipitation, il faut privilégier l'expérimentation, la souplesse qui permet des adaptations et des choix pertinents selon les situations.
Il est fondamental que le Gouvernement s’engage à plus de concertation.
Pour réformer il faut échanger, avec l'ensemble des partenaires de l'école, mais surtout avec les représentants des collectivités qui assumeront en premier lieu la mise en œuvre.
Aujourd’hui c’est le règne de la confusion. Ce n’est pas le mois de réflexion supplémentaire accordé aux communes qui permettra de résoudre les problèmes.
L’éducation doit être la priorité et ne doit pas faire l’objet de propositions dogmatiques.
Je suis favorable à une véritable réflexion de fonds sur les rythmes scolaires. Cette question doit être partagée par tous et donner lieu à une véritable réflexion collective des enseignants, des parents, des associations, des partenaires institutionnels.
En période de crise, les communes ne peuvent supporter des transferts de charges sans compensation et ne peuvent reporter ce surcoût sur les parents.
Le projet est inachevé et ne définit pas les contenus des 45 mn par jour.Les communes risquent d’avoir un problème d’encadrement si les enseignants ne veulent pas assurer ces 45 minutes supplémentaires.
La réforme des rythmes scolaires, ce qui change pour les municipalités :
- Prise en charge des 45 mn supplémentaires par jour
- ½ journée supplémentaire de cours le mercredi (ou samedi) à articuler avec le périscolaire
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