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mardi 22 janvier 2013

Dépenses du ministère de l'Education nationale et de l'Enseignement supérieur : belle mentalité ! Beaux exemples !

Les révélations du Figaro Etudiants ce jour sont édifiantes. 

Alors que le Gouvernement prétend donner l'exemple en baissant les salaires de ses membres, nous apprenons qu'en réalité, nos ministres vivent dans un luxe particulièrement coûteux ! 14 intendants pour que Monsieur Peillon puisse manger à sa faim et 10 chauffeurs pour Madame Fioraso ! Nul doute qu'à ce prix, la recherche roule à fond !

Tout cela serait très ironique et finalement peu surprenant si l'on n'avait pas tous en mémoire que Vincent Peillon a regretté, la main sur le coeur et les larmes aux yeux, qu'il ne pourrait pas augmenter les enseignants, par manque de moyens !
Si toute l'Education nationale est gérée comme son cabinet, on le comprend !
Si toute l'administration cache de telles gabegies, c'est normal qu'il ne reste plus rien pour les vrais besoins !

La réalité, c'est qu'après avoir augmenté les postes sans compter à des fins électoralistes, et en faisant semblant de montrer l'exemple tout en se gavant tranquillement dans leurs Ministères.
Nous comprenons enfin à quoi servent nos hausses d'impôts !
Arrêtons cela !!!

lundi 21 janvier 2013

Délinquance : la force des mots, la faiblesse des actes !!!!

Les chiffres de 2012 de la délinquance rendus publics par l’observatoire national de la délinquance et des réponses pénales révèlent.
Le profond décalage du gouvernement de Jean-Marc Ayrault, entre la fermeté des mots et la faiblesse des actes.

Les promesses affichées ne sont pas devenues des résultats avérés :
  • les atteintes volontaires à l’intégrité physique augmentent de +3,54% en une année.
  • les cambriolages d’habitations principales augmentent de +8% sur l’ensemble du territoire national, dont +14,7% en zone gendarmerie, soit 11 000 faits constatés en plus en une seule année.
  • les tentatives d’homicides augmentent, elles, de +11% en zone police et même de +34,6% en zone gendarmerie.
Ce manque d’effets probants sur de nombreux indicateurs est la preuve que malgré le courage et la mobilisation des forces de sécurité.
La décision politique de renoncer à la politique du résultat - injustement appelée « politique du chiffre » - expose davantage nos concitoyens aux délinquants et criminels.

En décidant solennellement de détricoter le code pénal :
* Programmation de la suppression des tribunaux correctionnels pour mineurs comme des peines plancher.
* Refus obstiné de s’adapter à la délinquance actuelle des mineurs.
* Abrogation de la loi suspendant des allocations familiales pour lutter contre l’absentéisme scolaire.
Le gouvernement met méthodiquement en place une politique pénale défectueuse qui le condamne à un échec inéluctable.

Les chiffres portant sur l’année 2012, il convient désormais de distinguer les résultats obtenus les six premiers mois de l’année pendant la présidence de Nicolas SARKOZY et ceux enregistrés les six derniers mois depuis l’élection de François HOLLANDE.

La réforme des rythmes scolaires, qui n'est ni financée, ni correctement préparée !!!!!

Décidément, François Hollande est systématiquement dans l'improvisation.

La réforme des rythmes scolaires est encore un bel exemple de réforme non financée et mal préparée.

En effet, le retour à la semaine de quatre jours et demi représente un coût important pour les collectivités, qui n'a pas du tout été évalué.
Les questions de la prise en charge financière de l'accueil périscolaire ou des transports scolaires, n'ont toujours pas été tranchées, et ce n'est pas la dotation de 50€ par élève promise aux communes qui permettra de résoudre cette équation !

Quant au calendrier prévu, il est bien trop serré et complètement irréaliste !
A trop vouloir se précipiter pour appliquer une de ses promesses de campagne, François Hollande propose une réforme impréparée, qui ne répond que très partiellement aux problèmes de notre système scolaire.

Que dire enfin de la prise en compte des familles et des associations, qui sont tout autant concernées par cette réforme ?
Les associations de parents d'élèves qui siègent au Conseil Supérieur de l'éducation n'ont pas voté en faveur du projet de décret et les associations qui seront sollicitées pour les activités périscolaires sont dans le flou le plus total, sans information, sans certitude sur les financements, les besoins…

Le Gouvernement ne semble pas du tout décidé à apporter des réponses précises aux interrogations :
Des collectivités.
Des parlementaires.
Des syndicats d'enseignants.
Des associations de parents d'élève.
Ce manque de concertation et de préparation ne résoudra aucune des difficultés posées par la réforme. Bien au contraire.
Encore une fois la gauche est a coté de la plaque !!!!!!!!!

vendredi 18 janvier 2013

1 000 chômeurs par jour depuis son élection : la faute de François Hollande

Je remarque que lors de ses voeux à la presse François Hollande s'est arcbouté sur la réalisation de ses promesses sociétales...une façon d'admettre son incapacité d'agir sur ce qui intéresse réellement les Français : l'emploi !

Ainsi le président François Hollande a persisté et signé ce mercredi à propos de "ses" trois réformes qui selon lui marqueront la première année de son mandat: le mariage homosexuel, le cumul des mandat et une vaste révision constitutionnelle.

Quid du pouvoir d'achat qui dérape, des retraites qui sont en danger, du financement des universités qui est à la baisse ou encore des 1000 chômeurs supplémentaires par jour depuis que François Hollande est président ?

Rien, absolument rien...une gestion au fil de l'eau avec juste au passage la stigmatisation des "riches", vieille rengaine de lutte des classes qui ne convainc pas les Français après 8 mois de gouvernement socialiste...


François Hollande a beau affirmer que l’emploi est sa priorité, la réalité est que, depuis son élection, le nombre de demandeurs d’emploi a augmenté de 240 000 personnes, soit plus de 1000 chômeurs supplémentaires par jour. Il y a plus de 3 132 600 demandeurs d’emploi en France, on approche du triste record de 1997 (3 205 000). Sans réforme courageuse, en 2013, la France dépassera les 11% de chômeurs.  

1°) L’Assurance chômage vient malheureusement de le confirmer :
l’objectif que s’est fixé François Hollande d’inverser la courbe du chômage en 2013 ne sera pas atteint. Sans croissance il ne peut pas y avoir de baisse durable du chômage. Et sans réforme structurelle ni baisse des dépenses publiques inutiles, il n’y aura pas de croissance.
C’est le problème de François Hollande : en refusant toute réforme courageuse, il prive la France de croissance et ne peut donc pas réduire le chômage. 
On sait qu’en France, selon les calculs de l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), le chômage augmente ou diminue selon que la croissance est supérieure ou inférieure à 1,5%. Or, pour 2013,  le gouvernement table sur une croissance de 0,8% et les prévisions internationales plus crédibles nous situent autour  de 0,3%, loin de ces 1,5%.
On voit mal comment la croissance pourrait être plus forte que prévue car tous les moteurs de l’économie sont à l’arrêt : l’investissement des entreprises recule (-0,6% entre juillet et septembre 2012), le pouvoir d’achat des ménages diminue (-0,2% sur la même période), les défaillances d'entreprises ont augmenté de +4,8% en octobre et de +1,5% sur l’année. 
Sans réforme d’ampleur, il faudra malheureusement s’attendre à une forte augmentation du chômage en 2013. Les quelques mesures prises par le gouvernement (emplois d’avenir, contrats de génération) devraient permettre de limiter l’augmentation à 180 000, comme le prévoit l’Unedic. Mais cela au prix d’une aggravation du chômage sur le long terme car  ces contrats aidés sont financés par la dette et des impôts supplémentaires, c’est-à-dire par de nouvelles entraves à la croissance.    
Mais, même si François Hollande parvenait à faire artificiellement baisser le chômage le dernier jour du dernier mois de l’année, cela n’effacera pas cette réalité dramatique : si la prévision de l’Unedic est malheureusement exacte, à la fin de l’année 2013, 420 000 personnes auront perdu leur emploi depuis l’élection de François Hollande  et le taux de chômage dépassera les 11%.   

2°) Les mesures proposées par François Hollande pour lutter contre le chômage sont inefficaces et sous-dimensionnées par rapport aux enjeux :
Le crédit d’impôt pour les entreprises (20 milliards) efface à peine les hausses d’impôts qu’elles ont subies depuis 8 mois  (15 milliards). Il est  trop compliqué pour les PME  et  mal calibré puisque seulement 20% ira à l’industrie alors que c’est le secteur qui en a le plus besoin. 
Il ne contribuera donc pas à renforcer réellement notre compétitivité. 
La banque publique d’investissement (BPI) est une opération cosmétique puisqu’elle regroupe ce qui existe déjà (OSEO, le FSI et la branche « entreprises » de la  Caisse des Dépôts) et elle prend le risque de bureaucratiser encore plus le financement public des entreprises, en créant un mastodonte technocratique inopérant. 

Le contrat de génération est un concept séduisant sur le papier (des baisses de cotisations en échange du maintien en emploi d’un jeune et d’un senior) mais ce ne sont que des allègements de charges comme on en fait déjà pour près de 30 milliards. Martine Aubry avait d’ailleurs dit  que ça ne marchait pas et que ça coûtait cher (1 milliard par an). 
Les emplois « d’avenir » sont des emplois publics, en CDD, dont le seul horizon est la précarité.
Leur financement n’est pas bouclé (il manque 250 millions), ils sont peu « qualifiants », et ne déboucheront pas sur des emplois pérennes puisqu’ils sont limités au secteur public (associations, collectivités…).  

L'accord sur l’emploi entre les partenaires sociaux, qui ne doit rien à François Hollande, apporte quelques conclusions utiles sur la mobilité des salariés, la portabilité des droits sociaux, l’allègement des procédures de licenciement, ou l’adaptation du travail à l’évolution de la conjoncture, mais il n’est pas à la hauteur du défi car il ne bouleverse pas en profondeur le marché du travail, en faisant notamment l’impasse sur les questions du coût, du temps et du contrat de travail… 

3°) L’UMP affirme qu’une autre politique au service de l’emploi est possible
Comme Lionel Jospin en son temps, François Hollande n’a pas compris le problème du chômage. Il préfère traiter socialement ses conséquences plutôt que de s’attaquer à ses causes structurelles.
L’UMP veut au contraire une France dynamique, qui attire les talents et les investissements, une France de l’innovation, une France confiante et conquérante.
Il n’y a qu’une seule solution : la compétitivité  au service de l’emploi.

Il y a des réformes évidentes que nous proposons et que François Hollande refuse : baisser la dépense publique, diminuer le nombre de fonctionnaires, poursuivre la réforme des retraites, alléger le coût du travail ou encore simplifier l’environnement fiscal et réglementaire des entreprises. 

Il faut aussi conduire une vigoureuse politique de l’offre en utilisant tous les leviers : augmenter le temps de travail, assouplir le code du travail,  développer l’apprentissage, l’alternance et la formation continue, améliorer le suivi des demandeurs d’emploi, orienter l’épargne des Français vers les PME, renforcer le secteur de la recherche-développement, rendre nos territoires plus attractifs en responsabilisant les élus locaux, défendre les intérêts économiques européens dans le commerce mondial. 

Alors quand on a pas d'idées, il faut de l'idéologie et en l'espèce la gauche n'en manque pas !


Discours de Jean-François Copé sur l'intervention au Mali

Monsieur le Président,
Monsieur le Premier ministre,
Mesdames et Messieurs les Ministres,
Mesdames et Messieurs les Parlementaires, Chers Collègues,
Voilà 6 jours maintenant que nos forces armées sont engagées au Mali contre les forces terroristes islamistes. Par la décision du Président de la République, la France, chacun l'a compris maintenant, est engagée dans un conflit difficile. François Hollande a parlé de jours, puis de semaines. La vérité est que personne ne peut en préjuger. Il ne sert à rien de se masquer la vérité.
Ce conflit sera probablement de longue durée. Il vous appartiendra, Monsieur le Premier ministre, de nous en rendre compte régulièrement.
Ce conflit, disons-nous les choses, il rappelle pour beaucoup de Français l'engagement de la France en Afghanistan. Il est d'une intensité réelle puisqu'à terme, nous avez-vous dit, au moins 2 500 soldats seront déployés. Il s'agit d'une action militaire majeure qui ne se limite pas à des raids aériens puisque nous savons maintenant qu'il comprend le déploiement de troupes au sol. Conformément à la Constitution, le Parlement doit pouvoir s'exprimer sur cette décision grave. Je vous remercie, Monsieur le Premier ministre, d'avoir permis ce débat.

Et cet après-midi, je veux à nouveau apporter le soutien de l'UMP à cette intervention. Oui, en cette circonstance exceptionnelle, la principale force d'opposition républicaine de notre pays soutient la décision du Président de la République de venir en aide au gouvernement malien dans sa lutte contre le terrorisme. Nous souhaitons, je vous le dis ici, ardemment le succès de l'opération en cours.

Comme je l'ai toujours dit, Monsieur le Premier ministre, vous le savez, vous avez face à vous une opposition tonique, implacable à chaque fois que cela est nécessaire. Mais toujours constructive et responsable.
Une opposition qui n'a qu'un seul guide, une seule boussole : l'intérêt supérieur de la Nation.

Alors que nos soldats sont engagés, que nos ressortissants sont exposés, que des otages sont menacés, l'esprit d'union nationale doit s'imposer à tous et prévaloir sur les querelles subalternes. 
Ce qui m'amène d'ailleurs, Monsieur le Premier ministre, à vous confier mon étonnement de voir remise en cause cette union nationale au sein de votre majorité. 

Je le dis simplement ici, nous sommes troublés après les propos déplacés de certains de vos alliés électoraux Verts qui ont utilisé des termes qui, pour notre part, nous ont choqués.
Et je vous le dis avec courtoisie et sincérité, Monsieur le Premier ministre, vous commettriez à nos yeux une faute politique en laissant passer sans réagir les propos qui ont été tenus par vos alliés électoraux du groupe des Verts.
Je veux dire cet après-midi notre soutien sans faille aux soldats engagés sur les théâtres d'opérations extérieures, particulièrement au Mali. 

Je veux leur dire la reconnaissance des Françaises et des Français. Notre peuple est fier de ces femmes et de ces hommes qui se battent au péril de leur vie pour défendre nos valeurs et nos intérêts. Leurs familles doivent savoir notre admiration et notre soutien. Hier, lors de l'hommage national qui a été rendu au chef de bataillon Damien Boiteux, c'est le peuple tout entier qui a exprimé son respect et sa reconnaissance envers ce soldat exemplaire.
Au nom de l'UMP, je veux également dire que nos pensées vont vers les otages détenus par ces mêmes terroristes que nous combattons et vers leurs familles si durement éprouvées. Cette opération au Mali dont l'issue fut si malheureuse renforce encore davantage leurs inquiétudes. Qu'ils soient assurés de notre pleine solidarité.

Monsieur le Premier ministre, nous soutenons cette intervention au Mali car elle est juste et nécessaire : c'est la sécurité de la France qui est en jeu.

C'est la sécurité de l'ensemble des Français sur le territoire national comme dans le monde entier qui est directement concernée.
Comment d'ailleurs pourrions-nous laisser un Etat narcoterroriste s'établir par la force dans la zone sahélienne, c'est-à-dire à nos portes ?

A quoi aurait servi le combat en Afghanistan, contre les Talibans, si nous acceptions qu'un régime menace la paix et la sécurité internationales au Mali avec un risque évident de contagion pour la région ?
Dans les deux cas, ce sont les mêmes forces qui sont à l'œuvre, tout aussi rétrogrades et aussi menaçantes. Voilà pourquoi nous devons les combattre sans états d'âmes.

Nous soutenons cette intervention militaire car la France a agi, nous avez-vous dit, dans le plein respect de la légalité internationale. Je vous en donne acte.

Nous soutenons cette intervention, à ce jour et dans l'état actuel de nos informations, mais il est légitime qu'au nom du Peuple français, le Parlement puisse poser des questions au Chef de l'Etat et au Gouvernement sur ses modalités et ses objectifs. 

Des questions que la majorité, pour des raisons que l'on comprendra aisément, n'est peut-être pas à l'aise pour formuler dans les mêmes termes et que l'opposition se doit de porter, comme l'ont fait par exemple, à plusieurs reprises, mes amis Christian Jacob, Pierre Lellouche ou Bruno Le Maire dans l'intérêt de la Nation.
Des questions, disons-les choses, que des millions de Français se posent aujourd'hui.

Premièrement, nous devons vous interroger sur le délai de réaction de cette opération. Je vous ai écouté attentivement mais je crois que les choses doivent être précisées. 

Pourquoi avoir tant tardé à agir ? Pourquoi cette opération survient ces jours-ci après tant d'attente ? Nous avons simplement besoin de comprendre sans esprit de polémique.
La crise malienne a débuté au mois de mars 2012. Depuis cette date, les groupes islamistes ont largement eu le temps de s'organiser et de se renforcer. Je veux croire que cette période, Monsieur le Premier ministre, a été mise à profit pour planifier cette opération, pour évaluer correctement les moyens nécessaires. Monsieur le Premier ministre, je veux croire que nous n'aurons pas de mauvaises surprises.

Deuxième question, Monsieur le Premier ministre : nous nous interrogeons sur les objectifs précis de cette opération. Le Président de la République en a évoqué plusieurs, sans vraiment les hiérarchiser. 

S'agit-il prioritairement de prévenir une menace terroriste directe contre notre territoire ?

S'agit-il de lutter contre le terrorisme international ?
S'agit-il d'aider à la reconstitution de l'Etat malien ?
Nous ne pouvons pas nous disperser et devons tirer, là encore, les leçons de l'Afghanistan.

Oui, une action militaire permet de déstructurer des organisations terroristes et de désanctuariser un territoire sur lequel elles ont trouvé refuge. Mais une action armée ne saurait se substituer à l'indispensable dialogue politique entre les autorités de transition maliennes, les groupes rebelles qui rejettent le terrorisme, et les représentants de la population locale.
Parallèlement à l'intervention militaire, ce dialogue doit s'intensifier et aboutir pour préserver l'unité et l'intégrité du Mali.
Enfin, la troisième question est dans tous les esprits et elle est sans doute la plus importante. Elle concerne l'action diplomatique du président de la République sur la scène internationale : disons-le clairement, Monsieur le Premier ministre, en dépit de vos dénégations, nous sommes extrêmement préoccupés de voir que la France est aussi isolée.                                                                                      Comme si le monde entier avait donné un feu vert à la France mais préférait la regarder agir toute seule.

Au niveau international, pourquoi n'êtes-vous pas parvenus à ce jour à mettre en place une véritable coalition
 . Comme cela avait été le cas pour l'opération en Libye ?

Pourquoi François Hollande n'a-t-il pas été personnellement convaincre les autres grandes puissances à travers une tournée internationale ou un sommet à Paris ?
La France a certes contribué à sensibiliser ses partenaires au danger terroriste et à faire adopter des résolutions par le Conseil de Sécurité. Mais en dépit de quelques soutiens logistiques respectables mais ponctuels, notre pays est pour l'instant seul au front. Le soutien diplomatique est important évidemment, mais c'est l'engagement opérationnel qui est déterminant en matière de lutte antiterroriste.

Même inquiétude au niveau européen. Quel constat devons-nous tirer de l'isolement préoccupant de la France ? 
Alors que l'élargissement se poursuit sans véritable débat avec l'entrée de la Croatie dans l'Union européenne le 1er juillet, la politique européenne de sécurité semble au point mort. Je me désole de voir que nous ne sommes accompagnés ni par l'Allemagne, ni par le Royaume-Uni, ni par l'Italie, ni par l'Espagne.
Cette situation ne peut nous satisfaire. Avez-vous obtenu des assurances d'engagement militaire de nos partenaires européens ? Ou bien allons-nous continuer de tout faire, tout seul. En prenant tous les risques. Et en assumant seuls les conséquences politiques, militaires, budgétaires de cette intervention.

Qu'en est-il de l'entrée en action des troupes africaines des Etats-membres de la CEDEAO ? Celle-ci doit intervenir au plus vite pour renforcer la légitimité de cette opération et surtout faire taire les critiques mal intentionnées de ceux qui, tels vos alliés électoraux Verts, présentent cette action comme une simple résurgence de la Françafrique.

Comprenez, Monsieur le Premier ministre, que ces interrogations n'enlèvent rien au soutien que nous apportons à cette intervention mais qu'elles doivent permettre aux Français de mieux en cerner les contours.

Il me faut enfin vous dire notre très vive préoccupation au sujet de la sécurité de nos ressortissants non seulement au Mali mais dans l'ensemble de la zone sahélienne, en Afrique de l'Ouest et au Maghreb. La protection de nos intérêts immédiats doit être prioritaire. La communauté nationale a été suffisamment éprouvée ces derniers jours.

Je veux pour conclure, tirer la sonnette d'alarme. Que cette actualité soit une nouvelle mise en garde, Monsieur le Premier ministre, pour celles et ceux qui, dans votre camp, veulent faire du budget de la défense nationale une variable d'ajustement budgétaire à la baisse : la France ne doit pas baisser la garde ! 
De grâce, Monsieur le Premier ministre, puisque les campagnes électorales sont derrière nous, ne cédez pas à cette tentation qui se manifeste dans vos choix budgétaires et dans le cadre de la préparation du Livre Blanc sur la Défense.
Regardez comme l'idéologie est contredite par l'exigence de lucidité sur les dangers du monde d'aujourd'hui.

Si je devais, Monsieur le Premier ministre, résumer d'un mot l'esprit qui nous anime, j'utiliserais ces mots : « soutien mais vigilance » , « union nationale mais questionnement ».
Et il me semble que la gauche de cet hémicycle pourrait être un peu plus respectueuse de ce qui convient aujourd'hui d'appeler la position d'union nationale qui est celle que nous vous proposons, 


Monsieur le Premier ministre, parce que c'est l'intérêt supérieur de notre pays qui est en jeu et que la nation se mobilise contre le terrorisme, le djihadisme, la haine. 
Ce sont les valeurs de la République. C'est pour cela que nous sommes aux côtés du président de la République et du Gouvernement.

Je vous remercie.




jeudi 17 janvier 2013

Renault : une nouvelle gifle pour François Hollande !

Après le groupe PSA en juillet dernier, c'est Renault qui annonce la suppression de près de 7500 emplois d'ici à 2016.

Même si Monsieur Montebourg, dont la conception de l'économie française s'est arrêtée à l'après seconde guerre mondiale, semble se réjouir de l'absence de plan de licenciement.
Il s'agit d'une véritable gifle pour l'état actionnaire qui possède 15% du capital de Renault.

Cette décision agit comme le révélateur des mauvaises orientations prises par François Hollande depuis son élection 
  • Augmentation des prélèvements obligatoires sur les entreprises de l'ordre de 20 milliards d'euros.
  • Absence d'un véritable « choc de compétitivité », le crédit impôt compétitivité-emploi (CICE) ne s'élevant qu'à 20 milliards d'euros sur 3 ans alors que le différentiel de charges sur le travail avec l'Allemagne s'élève à 100 milliards d'euros.
  • Confirmation de l'application stricte des 35 heures avec la refiscalisation des heures supplémentaires qui renchérissent leur coût et les rendent donc difficiles à mettre en œuvre.
  • Valse hésitation sur la politique industrielle à suivre, tantôt menaçante (l'illusion des nationalisations), tantôt totalement naïve (politique fiscale).
  • Remise en cause de l'indépendance énergétique de la France avec les menaces sur la filière nucléaire et la remise en cause des recherches sur une exploitation des gaz de schiste respectant l'environnement.
Il y a malheureusement fort à parier que l'hémorragie de l'emploi industriel va se poursuivre dans les mois qui viennent rendant totalement mensongère la promesse de François Hollande d'une baisse du chômage en 2013.

C'est sûrement à une explosion des chiffres du chômage auxquels doivent s'attendre les Français.

Le gouvernement refuse de nous entendre, alors on prend la parole !

J'étais dimanche dernier dans les rues de Paris, pour la manifestation, contre le projet de loi sur le mariage et l'adoption, pour les couples de même sexe.

Tous cela, c'est fait dans la dignité et la retenue, pour tous les militants et sympathisants de l'UMP qui le souhaitaient.
J'estime que notre place était belle et bien à cette manifestation, contre ce projet de François Hollande qui divise profondément les Français, en bouleversant l'organisation de notre société, et que le gouvernement - si prompt par ailleurs à multiplier les commissions inutiles - refuse obstinément de prendre le temps du débat sur ce sujet.

Quand la cohésion de notre Nation est menacée et que le pouvoir veut passer en force, il est de notre devoir de faire entendre la voix du peuple de France dans la rue.

Il ne s'agit évidemment pas de supplanter le travail parlementaire.

Ce projet revient à remettre en cause les fondements de la famille et de la filiation. Le mariage n'est pas simplement une institution qui consacre l'amour entre deux personnes.

C'est une institution qui, basée sur l'altérité sexuelle, vise à organiser la filiation dans l'intérêt de la société et des enfants.

Ainsi, je ne peux accepter qu'on gomme les mots « père » et « mère » du Code Civil.

Quant à l'ouverture de la PMA (Procréation Médicalement Assistée) aux couples homosexuels, c'est un sujet qui a certes été mis sous le boisseau, pour le moment mais dont le principe, n'en doutons pas, n'a pas été abandonné par la gauche.


Cela ouvrirait inévitablement la porte à la légalisation des mères porteuses et créerait une forme de droit opposable à l'enfant. Cette dérive éthique serait dangereuse : une société ne peut accepter la marchandisation des personnes.

Je me place résolument du côté du droit de l'enfant, plutôt que du droit à l'enfant.

En revanche, il me semble anormal qu'un couple de personnes homosexuelles ne bénéficie pas d'un statut juridique protecteur en cas de décès ou de séparation, malgré parfois des années de vie commune.


C'est pourquoi le groupe UMP défendra un amendement visant à créer une forme d'alliance civile réservée aux couples de même sexe. Cette alliance n'ouvrirait pas droit à l'adoption, mais protégerait les personnes des accidents de la vie. 

Cette démarche montre combien on peut à la fois être opposé au mariage pour les couples de même sexe et engagé dans la lutte contre toutes les discriminations, dont l'homophobie.

Et je dénonce par avance tous les amalgames et excès qui pourraient inutilement blesser les citoyens qui s'engagent pour ou contre ce projet.

Notre force a été cette énorme mobilisation !!!!!!!
Merci à vous TOUS !!!!