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jeudi 19 mars 2015

Tribune de Georges Mothron, maire d’Argenteuil !




Un contrôle de gestion dans les municipalités

Tribune de Georges Mothron, maire d’Argenteuil

Publié le jeudi 19 mars à 10h08
 
Sans doute, aux yeux de certains de nos compatriotes, le nom d’Argenteuil, la commune dont je suis le premier magistrat depuis les dernières élections municipales, évoque-t-il quelques symboles d’une France «qui tombe», de la banlieue au mal être des quartiers. C’est oublier un peu trop vite qu’elle a été l’un des berceaux des peintres impressionnistes avec ses régates peintes par Renoir, la Seine représentée par Monet mais aussi une ville vinicole où des vignes séculaires existent toujours donnant chaque année une cuvée de vin blanc. Argenteuil est aussi le siège de quelques fleurons industriels, de Pioneer à Dassault ou Sagem en passant par General Motors France. Bref une réalité complexe dans une période qui ne l’est pas moins. Mais je dois ajouter en plus à ce tableau, le classement de notre ville dans le palmarès peu envié des cités les plus endettées de France. Triste record en effet que celui d’Argenteuil dont j’ai hérité voici un an : 300 millions d’euros de dettes pour une capacité de désendettement de plus de… 150 ans alors que les experts s’accordent à considérer que le seuil acceptable ne peut pas dépasser 10 ou 12 années ! Seule solution pour la municipalité que je dirige : un budget de guerre.
C’est celui que j’ai voté avec mon équipe, avec plus de 300 suppressions de postes entre 2014-2016, l’annulation de presque toutes les manifestions festives et autres opérations non indispensables pour la ville. Seul l’éducation sera sanctuarisée. C’est somme toute une année blanche à laquelle je me suis résolu face au refus obstiné des banques de financer Argenteuil où près d’un habitant sur deux ne paie pas d’impôt local.
Comment a-t-on pu en arriver là ? La réponse est simple, une absence patente de contrôle de l’Etat laissant un pouvoir bien trop grand aux maires d’engager des dépenses faramineuses sans en avoir les moyens. Pour Argenteuil, c’est par exemple l’embauche nette sur la seule année 2013 de 377 personnes, c’est 7 millions de travaux réalisés sans avoir le budget nécessaire et tout cela la veille des élections…
Il est urgent de réagir et de prendre des mesures draconiennes pour encadrer les finances des collectivités pour éviter que ce type de situation ne se généralise. Nous sommes en effet entrés dans une période où la baisse drastique des dotations d’Etat aux collectivités locales peut conduire certaines équipes municipales à une forme de fuite en avant. Argenteuil n’est pas un cas isolé. Beaucoup d’entre nous se souviennent encore des mésaventures de la ville d’Angoulême, endettée pour des décennies par un de ses maires dispendieux juqu’au délire dans les années 80, ou encore d’ Hénin-Beaumont où les malversations ont succédé aux investissements inutiles. Des villes dont les dirigeants avaient fait peu de cas, c’est le moins que l’on puisse dire, des vieux principes d’honnêteté et de prudence dans la gestion des finances municipales, c’est-à-dire de l’argent de nos concitoyens. Nous pourrions aussi citer des cas plus récents comme ceux de Bussy-Saint-Georges ou de Pont-Saint-Esprit.
Dans tous ces cas, Argenteuil compris, l’autorité de tutelle qu’est la Chambre régionale des comptes est intervenue mais après coup et donc bien trop tard. Et c’est bien sur ce point précis que je souhaiterais aujourd’hui faire changer les choses. En moyenne, cette réaction de la puissance publique se produit dans un délai d’une année et demie après les engagements de dépenses considérés comme litigieux. En ce qui concerne Argenteuil, la dérive financière a vraiment débuté en 2012 et rien ne fut visible avant les élections municipales. Fort de ce constat, je considère qu’il manque en fait aux collectivités locales un système de contrôle de gestion comparable à celui existant dans les entreprises privées ; seule l’instauration de telles procédures pourrait établir des garde fous au pouvoir du maire qui reste seul à décider. L’allègement de la tutelle des communes par les lois de décentralisation successives, doit être contrebalancée par des contrôles a priori internes aux mairies. Les interventions des Chambres régionales des comptes souvent trop tardives ne servent pas de signal d’alarme et ne sont pas suffisamment dissuasives.
C’est la raison pour laquelle j’ai pris contact avec René Dosière que j’ai eu plaisir à fréquenter sur les bancs de l’Assemblée nationale et qui s’est bâti une légitime renommée dans le contrôle impartial des dépenses publiques. Je souhaiterais qu’il dépose une proposition de loi organisant une procédure de ce type. Ce serait je pense un moyen de rétablir la confiance de nos citoyens dans leurs élus. A défaut d’être une garantie absolue contre toute dérive, ce texte permettrait d’éviter que la situation actuelle d’Argenteuil ne se reproduise à des dizaines d’exemplaires dans notre pays. Nous ne pouvons plus accepter un tel coût financier et moral sans risquer de déstabiliser encore un peu plus notre démocratie. En attendant nous remettons Argenteuil à l’endroit pour redonner le plus vite possible à cette ville son potentiel économique et social.
Georges Mothron, maire d’Argenteuil

samedi 14 mars 2015

Ce n'est pas ça, le droit syndical !

Mesdames, Messieurs,

Hier matin, les représentants syndicaux ont organisé une nouvelle manifestation devant l’Hôtel de Ville, avec un rassemblement à 9h00 appelant à « davantage de dialogue social ».

Alors même que j’ai personnellement reçu 2 fois la CGT, la FSU et la CFDT dès leur 1er semaine de grève, ces 3 syndicats ont ensuite été entendus par le DGS, puis par l’ensemble de la Direction Générale et par la Direction des Ressources humaines, avec notamment 3 réunions depuis début Février, à laquelle s’ajoute la convocation du prochain Comité Technique le 17 Mars, celle du CHSCT le 26 Mars, et une réunion dédiée au Protocole d’accord syndical le 25 Mars.

En matière de dialogue social, le moins que l’on puisse dire est donc que élus et services sont à l’écoute.

Pour autant, les organisations syndicales ont à nouveau tenté le coup de force ce matin, avec une entrée au sein de l’Hôtel de Ville suivie d’un passage forcé pour accéder aux étages, des jets de fumigènes, le déclenchement de l’alarme incendie, des slogans insultants ainsi que des menaces de mort à l’égard du Directeur Général des Services, se terminant par la séquestration de plusieurs membres de la DG dans les escaliers.

Pire encore, ce capharnaüm s’est déroulé aussi dans le hall d’accueil de la Mairie, alors que des agents recevaient du public !

Je tiens donc ici à exprimer ma solidarité à tous les agents qui ont tenté d’assumer leurs missions ce matin.
Je pense aux agents de la Police Municipale et des Moyens généraux, dont certains ont été victimes de violences physiques et d’intimidations.
Je pense aussi aux agents qui ont continué d’accueillir des Argenteuillais, c'est-à-dire les personnels de la Direction de la Relation Citoyen et ceux de la DAJR.

Je remercie tous ces agents consciencieux, qui, dans des circonstances très difficiles (fumigènes, pétards, cornes de brume, insultes…), ont continué d’assurer leurs missions et font ainsi honneur au Service public ».

Bien cordialement,

Georges MOTHRON
Maire d’Argenteuil

dimanche 1 mars 2015

La réduction des déficits sous le quinquennat de François Hollande ressemble de plus en plus à la triste histoire d’une fausse promesse !

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La réduction des déficits sous le quinquennat de François Hollande ressemble de plus en plus à la triste histoire d’une fausse promesse
« Le déficit public sera réduit à 3% du produit intérieur brut en 2013. Je rétablirai l’équilibre budgétaire en fin de mandat ».
 
La promesse du Président de la République, toujours affichée sur le site du parti socialiste ressemble de plus en plus à une antiquité tant elle a été mainte fois reniée depuis 3 ans.
 
Alors que le déficit français avait atteint 7.2% du PIB en 2009, à cause de la crise économique mondiale que notre pays avait lui aussi traversé, la précédente majorité s’était courageusement employée à le réduire de plus d’un point par an entre 2009 et 2011 (de 7.2% à 5.1% du PIB).
 
Arrivé au pouvoir et malgré ses promesses, le Président de la République a été parfaitement incapable de poursuivre cet effort ; il n’aura réduit le déficit que de 0.5 point par an entre 2011 et 2013, avant même de le faire remonter de 0,3 point pour qu’il atteigne 4.4% de notre PIB en 2014.
 
Au final, l’actuelle majorité n’aura réduit le déficit que d’un peu plus de 0.2 points par an, c’est-à-dire presque rien.
 
Le gouvernement aurait pourtant trouvé dans l’assainissement de nos finances publiques un allié de choix dans sa recherche de la croissance perdue. Car éviter les déficits ce n’est pas éviter la croissance, au contraire : plus nous réduisons notre déficit, et plus l’investissement se reporte vers le privé et finance notre économie.
 
Dans ce contexte, les efforts demandés à la France par Bruxelles seulement deux jours après avoir accordé un délai supplémentaire de deux ans  pour réduire son déficit en dessous des 3% du PIB, sont un nouvel épisode qui vient s’ajouter à la saga du déficit français.
 
Pas satisfaite par la copie française, la commission européenne accorde au gouvernement français une dernière chance pour qu’il trouve les 4 milliards d’euros supplémentaires qui manquent pour réduire notre déficit structurel de 0,5 point en 2015, comme il s’y est engagé.  
 
Nous commençons malheureusement à nous habituer aux promesses non tenues.
 
Ce quinquennat est celui d’un chômage qui augmente plus rapidement que lors du précédent, et d’un déficit qui se réduit de moins en moins.
 
Il est celui où le gouvernement fait passer en force une loi sur la croissance qui n’amènera presque pas de croissance.
 
De ces timides promesses, ne passons pas aux vains espoirs : changeons enfin de politique économique, et redressons la France.

La vérité éclate au grand jour : il n'y a plus ni majorité ni gouvernement !

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Les conditions dans lesquelles le Président de la République a réuni dans la précipitation la plus totale, un conseil des ministres extraordinaire illustrent une nouvelle fois la très grande fébrilité et l'extrême fragilité de la majorité socialiste.

Les Français voient ce qu'il reste des appels à l'unité nationale de l'exécutif qui n'arrive pas à unir sa propre majorité.

A la demande de François Hollande, le Gouvernement de Manuel Valls va engager sa responsabilité pour tenter de faire passer en force, contre sa propre majorité parlementaire, le projet de loi dit Macron.
Le Gouvernement en est réduit à l'usage du 49-3 pour faire voter un texte vide de toute réforme économique réelle.
Il démontre qu'il n'est pas en capacité de faire les changements structurels rendus nécessaires par la progression ininterrompue du chômage.

C'est donc un échec personnel pour le Premier ministre et un désaveu pour l'actuelle majorité présidentielle.
Durant les cinq années du quinquennat de Nicolas Sarkozy, jamais la procédure du 49-3 n'avait été retenue.

Face à la crise économique qui frappe notre pays, à la montée du chômage et aux attentes très fortes de sécurité et de protection contre la menace terroriste, les Français attendent du Gouvernement autre chose que ces divisions politiciennes internes à la gauche, prémices du prochain congrès du parti socialiste.

Scrutin après scrutin, les Français désavouent et sanctionnent la politique du Gouvernement socialiste.
Le groupe UMP de l'Assemblée nationale a pris ses responsabilités en déposant une motion de censure.

La vérité éclate au grand jour : il n'y a plus ni majorité ni gouvernement.

2014 : une année de destruction d'emplois signe une nouvelle fois l'échec du Gouvernement !

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L'année 2014 est une nouvelle fois une année noire pour l'économie française. 67 000 emplois salariés ont été supprimés (-0,4%).
Elle rejoint ainsi les funestes années 2013 et 2012, et le bilan calamiteux de la Présidence HOLLANDE.
L'intérim, tellement décrié à Gauche, est le seul à avoir limité la casse : 23 600 emplois (+4,6%) ont été créés grâce à lui.
On observe ainsi la déconnexion des socialistes entre la réalité du marché du travail et leur idéologie.

Ces chiffres sont alarmants, mais pas étonnants : ils signent une nouvelle fois l'échec de la politique du Gouvernement.
Alors que tous les indicateurs mondiaux sont au vert (faible coût de l'énergie, baisse de l'euro, plan d'investissement de la Commission européenne), la France stagne à 0,4% de croissance pendant que l'Allemagne culmine à 1,6%, plus du quadruple.

Tout aussi inquiétant, la destruction de postes de travail dans le logement et dans l'industrie.
Les mesures du Gouvernement ne portent pas leurs fruits.
Pire, les baisses de 3,1% et de 1,2% respectivement sur un an démontrent le naufrage de leurs réformes, dont le plan logement, censé relancer la construction de logements neufs, au plus bas depuis de nombreuses années.

Enfin, le CICE, véritable usine à gaz, ne répond pas aux besoins des entreprises et à la nécessaire baisse des coûts du travail.
 
La reprise économique passe par le développement des entreprises et ceci ne sera possible que lorsque le Gouvernement prendra enfin les mesures courageuses permettant de baisser les dépenses de l'Etat, relancer la croissance et libérer les forces créations d'emplois.
 
Malheureusement, les entrepreneurs, les salariés, et les Français en général, n'y croient plus, et ils ont hélas raison.

Rythmes scolaires : l'absurde réforme que le gouvernement aurait pu s'abstenir de faire !

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Généralisée aux 6,7 millions d'écoliers français dès la rentrée 2014, la réforme des rythmes scolaires a instauré une demi-journée d'école le mercredi matin ou le samedi matin, et trois heures d'activités périscolaires hebdomadaires supplémentaires.

Plusieurs mois après la mise en place de cette réforme technocratique et imposée d'en-haut à marche forcée, sans prendre en compte les intérêts des enfants et de leurs familles, le constat est sans appel : selon les résultats, d'une enquête menée par le Syndicat national unitaire des instituteurs professeurs des écoles et Pegc (SNUipp), ce sont 74% des enseignants – soit près de 3 instituteurs sur 4 – qui désapprouvent l'organisation des rythmes scolaires du décret Hamon et qui estiment que cette réforme a un impact négatif sur les élèves !
Ce n'est pas un hasard si seuls 4% d'entre eux y voient un impact positif.

Ce n'est pas un hasard non plus si les enseignants sont 79 % à réclamer désormais une nouvelle organisation des horaires à l'école, 70% à vouloir supprimer les activités pédagogiques complémentaires et 70% à vouloir repenser l'organisation et le contenu du temps d'activité périscolaire !

La réalité, c'est que cette réforme n'est pas financée, et que les rythmes scolaires ont été laissés à la charge des collectivités locales qui doivent affronter une baisse drastique des dotations de fonctionnement accordés par l'Etat !


Résultat : les communes doivent augmenter les impôts pour y faire face et ce sont les familles qui doivent payer la facture.
La réalité, c'est que cette réforme mal préparée a dérouté aussi bien les enseignants que les familles !

Les activités périscolaires ont une qualité qui varie en fonction des communes au risque de renforcer les inégalités.

- Néfaste réforme pour les enseignants qui travaillent une demi-journée hebdomadaire de classe supplémentaire, sans compensation.
- Néfaste réforme pour les enfants, fatigués et déphasés, qui voient des activités – à l'utilité parfois douteuse – remplacer des heures d'enseignement dans l'après-midi, précisément au moment où leurs capacités d'assimilation sont les plus importantes de l'avis des spécialistes.
- Néfaste réforme pour les parents, qui doivent trouver des solutions alternatives de garde et modifier le programme des activités extra-scolaires de leurs enfants.

Toutes ces difficultés auraient pu être évitées en tenant compte des réalités familiales et locales.

Mais, hostile à toute concertation, au mépris des « Gilets jaunes » qui n'ont cessé de tirer la sonnette d'alarme, le gouvernement socialiste s'est entêté dans sa réforme absurde et délétère qu'il aurait pu s'abstenir de faire.

Chaque famille en mesure aujourd'hui le résultat.