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vendredi 30 novembre 2012

Arnaud Montebourg aime les sans-papiers pas les entreprises

Prompt à prendre la défense des sans-papiers, Monsieur Montebourg pourtant en charge du redressement productif, l'est beaucoup moins lorsqu'il s'agit de défendre les entreprises installées sur le territoire national.
Après avoir vilipendé la famille Peugeot ; après que ses collaborateurs aient proprement rudoyé les dirigeants de Sanofi-Aventis, voilà Monsieur Montebourg qui veut « chasser » le groupe Mittal de France.

Tel Jeanne d'Arc boutant les Anglais hors du territoire national, notre ministre s'attaque à un groupe qui représente 20 000 emplois sur 150 sites en France.

Menaçant le groupe de nationalisation du site de Florange, Monsieur Montebourg retrouve les accents de 1946 et 1981.

Cette menace est à la fois dangereuse, trompeuse et fausse :
  • Dangereuse car le signal envoyé au-delà de nos frontières décrédibilise la France déjà championne de la pression fiscale sur les entreprises ;
  • Trompeuse car la nationalisation de ce site n'apporterait aucune solution à long terme ; la nationalisation-sanction ne pouvant servir de politique industrielle ;
  • Fausse car cette pratique irait à l'encontre des conclusions du rapport Gallois sur la compétitivité
Il reste à connaître désormais l'attitude de François Hollande sur cette nouvelle folie purement électoraliste : s'il l'approuve il s'agit d'irresponsabilité ; s'il désapprouve Monsieur Montebourg ce dernier doit partir.

Prix de l'essence, 450 millions pour rien.


Baisse du prix de l'essence : 450 millions pour rien !

Le candidat François HOLLANDE avait promis aux Français de bloquer les prix des carburants pendant 6 mois et nous avions dénoncé le caractère démagogique et irréaliste de ces propos.

Force est de constater qu'après son élection, il est décidé, finalement, de ne mettre en place qu'un système de baisse du prix de l'essence de 6 cent au maximum, pendant 3 mois.

Le Ministre de l'Economie vient d'en annoncer la fin.

Et le bilan est là :
-Impact faible pour les consommateurs et exclusivement dû à la détente des prix que les marchés internationaux. 
-En revanche, la facture est salée pour l'Etat : 450 millions d'euro.

Les Français ne sont pas dupes, ils savent que le Gouvernement devra trouver de nouvelles recettes pour compenser cette dépense, et malheureusement, nous le savons la seule solution que la gauche semble connaitre : c'est la hausse des impôts.

Cette mesure est emblématique de la politique sans moyen ni ambition qui est proposée depuis 6 mois : 6 mois perdus pour la France et subis par le Français !

Il est grand temps que nos dirigeants prennent la mesure des enjeux auxquels la France doit faire face.

La baisse des dépenses de l'Etat, la baisse des charges des entreprises sont les solutions pour relancer la compétitivité vers lesquelles tous les Gouvernements, aujourd'hui en sortie de crise, se sont tournés.

La question qui se pose est : qu'attend François Hollande ?

Ma crèche, j'y tiens.

Chers amis,
 
Depuis quelques années, le Conseil général de l'Essonne préfère faire de la politique, plutôt que d'assumer ses compétences :
-Campagne contre la réforme des collectivités territoriales enclenchée par Nicolas Sarkozy pour 200 000€. -Baisse du financement des voiries départementales, critérisation des subventionnements dans le cadre des nouveaux contrats départementaux, sortie de dizaines de villes du dispositif "Villes Essonne Solidaire",
la liste est longue...

Le Conseil Général s'attaque maintenant aux aides accordées aux communes de l'Essonne pour le fonctionnement des crèches municipales.

Par sa réforme des aides aux crèches adoptée le 2 juillet 2012 applicable à compter du 1er janvier 2013, le Conseil Général menace le financement des crèches.
Ses conséquences financières sur le budget des communes pouvant aller jusqu'à diminuer son aide de 920 € par place soit des centaines de milliers d'euros au total, il est évident que toutes les communes ne pourront supporter un tel niveau de désengagement.
 
Premières victimes de cette politique, les familles seront pénalisées par une hausse de coût des services, voire une plus grande difficulté d'accéder à ces derniers pour les communes n'ayant aucune autre solution que de reconsidérer leurs objectifs de création de places.
C'est pourquoi nous relayons l'initiative du groupe UMPA qui a lancé une pétition citoyenne « Ma crèche, j'y tiens ! ».

A travers cette interpellation populaire, les pétitionnaires demandent au Président du Conseil général de :
- Ne pas appliquer cette réforme au 1er janvier 2013 !
- D'engager une réflexion sur l'évolution de cette politique aux côtés de la CAF, des Maires et des parents !

Très prochainement, une pétition en ligne sera également disponible.
Nous comptons sur vous car il en va de la qualité du service public qu'offrent les communes.


jeudi 29 novembre 2012

Le rejet du budget par le Sénat : Une sanction pour le gouvernement

Le rejet par le Sénat du premier projet de loi de Finances du quinquennat, sanctionne les errements budgétaires de ses 6 premiers mois.

Ce vote est la conséquence des louvoiements politiques de François Hollande et de ses promesses de campagne non-tenues : sa gauche n'apprécie pas ses revirements et la droite n'accepte pas son absence de courage.

Ce que nous proposons à François Hollande, c'est de suivre la voie du courage, au lieu de s'enfermer dans une vision dogmatique de l'économie.


Préférer la baisse des dépenses publiques improductives, aux hausses d'impôts pour tous.
Mieux définir le périmètre de l'action de l'État plutôt que d'augmenter le nombre de fonctionnaires.
Encourager ceux qui prennent des risques pour créer des emplois plutôt que punir les entrepreneurs.
Stabiliser l'environnement fiscal et réglementaire des entreprises plutôt que les montrer du doigt.
Protéger les familles plutôt que les taxer.

Ce vote porte la marque d'un rejet : celui d'un pays qui n'adhère pas à la politique qui lui est proposée.

Il est grand temps d'emprunter une autre voie : celle du courage et de la cohérence.

Jean-François Copé
Président de l'UMP


Rapport Jospin, attention au partage du pouvoir


Le Président de l’UMP, Jean-François Copé, ainsi que Christian Jacob et Jean-Claude Gaudin,
Présidents des groupes parlementaires UMP à l’Assemblée nationale et au Sénat, ont été reçus par François Hollande à l’Elysée, le 27 novembre, afin d’évoquer les pistes de réformes proposées par Lionel Jospin dans le cadre de la commission de rénovation et de déontologie de la vie publique.

Ils ont notamment exprimé leur  inquiétude sur un certain nombre de points majeurs.

1°) La Commission Jospin donne le sentiment de vouloir tout mettre en œuvre pour que la
gauche conserve le pouvoir malgré une impopularité croissante.
Le vote à la proportionnelle, c’est ce que François Mitterrand avait fait en 1986, c’est le
meilleur mécanisme pour donner du pouvoir au FN et affaiblir la droite.

On retrouve là, la vieille alliance objective entre la gauche et le FN, pour faire perdre la droite.
C’est un mode de scrutin qui morcelle par définition le paysage politique, donne du poids aux extrêmes, et peut aboutir à fragiliser les majorités.

C’est ce qui se passait sous la IVème République, minée par une instabilité chronique, qui a conduit à des blocages politiques majeurs.
C’est donc l’inverse de l’esprit de la Vème République.
Enfin, élire une part des députés à la proportionnelle, c’est créer une forme de députation à deux vitesses : avec d’un côté les élus de terrain, de l’autre des « apparatchiks » nommés par un parti…Il n’est pas bon de diviser ainsi la représentation nationale.
 
Le changement du mode d’élection des sénateurs vise à donner plus de pouvoir aux régions, détenues à plus de 90% par la gauche, au détriment des petites communes pour majorité dirigées par des élus sans étiquette ou divers droite.
Là encore la gauche cherche avant tout à conserver le Sénat alors qu’elle anticipe de difficiles élections municipales en 2014 !
En 2008, la Commission Balladur avait inspiré à Nicolas Sarkozy une réforme constitutionnelle qui  donnait plus de pouvoirs à l'opposition. Aujourd'hui, la Commission présidée par Lionel Jospin propose de donner plus de pouvoir à la majorité socialiste...

2°) Pour le reste,  Lionel Jospin porte d’autres propositions démagogiques qui peuvent
affaiblir nos institutions :
le non cumul des mandats risque de créer une génération d’élus hors sol, déracinés des réalités locales… C’est aussi  l’explosion du nombre d’élus ce que ne veulent pas  les Français ! C’est aux électeurs de choisir leurs élus et de déterminer s’ils souhaitent élire des candidats qui cumulent.

la possibilité de mettre en examen un Président en exercice. L’immunité a été voulue par le Général de Gaulle pour permettre au chef de l’Etat d’exercer ses fonctions sans entraves dans le cadre de son mandat et dès que ce dernier est terminé, de redevenir un justiciable comme les autres. C’est une mesure de stabilité, cela fait partie de l’esprit de la Ve République : quand on est aux commandes de la Nation, à moins de commettre un crime grave, il faut pouvoir mener son action politique à terme. Le Président n’est pas caché derrière cette immunité puisqu’elle ne dure qu’un temps.

3°) Certains sujets majeurs n’ont pas été abordés comme la réduction du nombre d’élus ou la fusion des départements et des régions, que nous avions initiée avec Nicolas Sarkozy.

4°) Bien sûr  tout n’est pas à jeter dans les travaux de Lionel Jospin. Dans un esprit constructif, nous ne sommes pas hostiles à un certain nombre de mesures de bon sens comme  la réduction du délai entre élections présidentielle et législatives, ce qui est cohérent avec la logique du quinquennat.
De même un remboursement plus équitable des frais engagés par les candidats à l’élection présidentielle, avec la création d’un barème de remboursement en fonction des résultats semble logique.
Aujourd’hui un candidat qui fait moins de 5%, ne peut pas prétendre à un remboursement supérieur à 4,75% du plafond des dépenses, alors qu’un candidat qui fait plus de 5% peut prétendre à 47,5%. Cette disparité ne se justifiait pas : la Commission propose une « barèmisation » des remboursements en fonction des résultats (avec 11 tranches de 0 à 2% de 2 à 4% etc, jusqu’à plus de 20%, donnant droit à un remboursement de 6% à 46% du plafond applicable) qui semble plus équitable.
 
Enfin une réflexion sur un nouveau mode de parrainage pour les candidatures à l’élection présidentielle est nécessaire alors que nombre de candidats, représentant des courants significatifs dans notre pays,  ont éprouvé des difficultés à réunir ces parrainages.
L’idée d’un parrainage citoyen est une avancée, Nicolas Sarkozy l’avait d’ailleurs défendue durant la campagne électorale.  Même si la pertinence du seuil préconisé -150 000 signatures- paraît faible  (Nicolas Sarkozy avait évoqué de son côté 3% des électeurs inscrits soit 1,3 million de Français) au regard du corps électoral concerné.

5°) Nous sommes ainsi dans une optique d’opposition constructive dès que c’est possible, par exemple sur la question des parrainages, mais implacable dès que c’est nécessaire, nous ne pouvons accepter d’introduire de la proportionnelle qui reviendrait à une dénaturation de la Vème République.

Franck Marlin demande l'abandon du projet menaçant les services des gares d'Etampes et d'Angerville

Franck MARLIN - Franck Marlin demande l'abandon du projet menaçant les services des gares d'Etampes et d'Angerville

mercredi 28 novembre 2012

Augmentation du chômage

Jean-François Copé, président de l'UMPfait part de son extrême inquiétude suite à l'annonce de la très forte augmentation du chômage et il déplore l'accélération de la dégradation de la situation de l'emploi au mois d'octobre.

Cette hausse de +1,5%, soit malheureusement 45.000 demandeurs d'emploi supplémentaires, fait suite à une augmentation elle-même très préoccupante du chômage au mois de septembre.

Cette très mauvaise nouvelle arrive une semaine après l'abaissement de la note souveraine de la France et témoigne de l'extrême gravité de la situation économique et sociale dans laquelle se trouve notre pays.


Cette situation commande une réponse massive et urgente de la part du gouvernement. Malheureusement, jusqu'à présent, par manque de courage politique, François Hollande s'est refusé à mettre en place des réformes structurelles d'ampleur qui, seules, pourraient renforcer notre compétitivité au service de l'emploi : assouplissement du marché du travail, fin des 35 heures, baisse réelle du coût du travail, développement de l'apprentissage et de l'alternance…

Jean-François Copé en appelle solennellement à la responsabilité de François Hollande : le niveau actuel du chômage est intolérable, nous avons le devoir, collectivement de mettre en place les réformes structurelles indispensables pour gagner la bataille de la compétitivité et de l'emploi.

Toutes les énergies doivent être mobilisées pour accompagner les demandeurs d'emploi et les aider à retrouver le chemin de l'activité.