Amnistie des délits commis lors de mouvements sociaux : victoire de l'opposition et énième signe de la gouvernance erratique de François Hollande !!!!
Le 27 février dernier, le Sénat avait adopté, grâce aux voix des groupes PS, communiste, écologiste et de la plupart des sénateurs radicaux de gauche, une loi inique d'amnistie des délits, commis à l'occasion d'activités syndicales ou revendicatives…
C’était un texte dangereux, qui allait créer un sentiment d'impunité inacceptable, fragiliser le dialogue social en donnant une prime aux casseurs, et rendre plus difficile le travail des forces de l'ordre.
L'UMP avait fait une demande, pour que le gouvernement renonce à soutenir ce texte.
L'UMP a eu gain de cause.
C'est une victoire nette pour l'opposition et pour l'intérêt général.
Ce revirement est une énième illustration, de la gouvernance erratique de François Hollande.
Sa majorité avait voté ce texte au Sénat et voilà que la gauche rétropédale en ordre dispersé…
Souvenez vous, pendant la campagne présidentielle, la CGT avait été la seule centrale syndicale à se prononcer clairement et sans ambiguïté pour un candidat : François Hollande.
Ce texte présenté par les sénateurs communistes, dont on connaît les liens historiques avec la CGT, va plus loin qu'aucun texte, n'a jamais été dans la culture de l'excuse.
Cette future loi apparaît parfaitement inacceptable :
- Parce que l'action syndicale, légitime et démocratique, ne consiste pas à dégrader l'outil de travail, à séquestrer les dirigeants ou à saccager des préfectures comme ce fut trop souvent le cas récemment .
- Parce qu'une activité militante, aussi honorable soit-elle, ne doit pas se traduire par la violence et le non-respect de la loi : comment dès lors expliquer aux plus jeunes qu'il faut respecter l'état de droit, qu'il y a des droits mais aussi des devoirs, si les fauteurs de troubles sont amnistiés pour des raisons politiques .
- Parce que ce syndicat refuse systématiquement le dialogue social, préférant l'affrontement à la négociation. Si l'on veut faire évoluer les relations sociales dans notre pays, comme le déclare constamment François Hollande, il n'est pas concevable de donner une prime à la violence : la cogestion des relations sociales mérite une autre attitude.
- Enfin, parce que la CGT préfère trop souvent le pourrissement des situations difficiles à leur résolution ; préfère également refuser tout accord pour justifier sa « vulgate » de la lutte des classes : le « jusqu'auboutisme » plutôt que la vraie défense des salariés.
Que le Gouvernement ne vienne pas pleurer, sur l'augmentation massive du chômage.
Il fait tout pour faire fuir ceux qui entreprennent.
Il fait tout pour transformer la France en terre anti-économique.
Ce gouvernement n'est pas dirigé, François Hollande doit assumer ses responsabilités et enfin assumer? qu'il n'est plus le premier secrétaire du PS, mais le Président de la République.

